Surveillance provinciale des infections nosocomiales – Bactériémies nosocomiales panhospitalières 2020-2021

  • En 2020-2021, deux mille trois cent quatre-vingt-dix (2 390) bactériémies chez les usagers hospitalisés sont rapportées pour une incidence provinciale moyenne de 6,02 épisodes par 10 000 jours-présence.
  • Une augmentation significative de l’incidence est notée dans les installations universitaires, mais pas dans les installations non universitaires.
  • Quatre cent quatre-vingt-dix (490) bactériémies sont rapportées en ambulatoire, la plupart associées à une procédure invasive, à un accès veineux en hémodialyse ou à un cathéter central.
  • Les bactériémies primaires associées à un cathéter (BAC) ont augmenté de façon significative par rapport aux 4 années précédentes et sont maintenant les bactériémies les plus fréquentes. La grande majorité (93,2 %) sont associées à des cathéters centraux.
  • Le fardeau des BAC est majoritairement hors unités de soins intensifs (USI) (61,8 %). Les cathéters centraux insérés en périphérie (PICC line) et les cathéters veineux périphériques y sont les plus incriminés (62,0 % et 8,0 % respectivement).
  • Les bactériémies primaires non associées à un cathéter (non-BAC) tendent à diminuer par rapport aux années précédentes et sont les deuxièmes plus fréquentes. 30,8 % sont associées à des procédures.
  • Les procédures urologiques et les endoscopies digestives représentent la majorité des procédures associées aux bactériémies (65,9 %).
  • Les bactériémies secondaires aux infections urinaires sont particulièrement fréquentes hors des USI. 49,8 % sont associées à l’usage de cathéters urinaires
  • 36,4 % des bactériémies capturées par SPIN-BACTOT sont associées à l’usage d’un dispositif invasif (cathéter intravasculaire, cathéter urinaire ou ventilation mécanique). Cette proportion augmente à 40,5 % si on inclut celles associées aux accès veineux en hémodialyse.
  • 49,3 % des bactériémies capturées sont dues à des infections pour lesquelles il existe des mesures de prévention sous la forme d’ensembles de pratiques exemplaires du Programme québécois de soins sécuritaires. Une proportion de celles-ci est possiblement évitable par leur application.
  • La résistance à la méthicilline chez les Staphylococcus aureus (7,4 %) et à la vancomycine chez les Enterococcus sp.  (3 %) sont en diminution depuis plusieurs années.
  • La multirésistance chez les bacilles à Gram négatif demeure peu fréquente dans les bactériémies nosocomiales (7,8 % pour les Escherichia coli et 4,6 % chez les Klebsiella sp.).
  • Seulement 10 isolats d’Escherichia coli (1,7 %) présentaient un profil extrêmement résistant contre aucun isolat de Pseudomonas sp.
Auteur(-trice)s
Jasmin Villeneuve
M.D., Direction des risques biologiques et de la santé au travail, Institut national de santé publique du Québec
Type de publication
ISBN (électronique)
978-2-550-95359-3
Notice Santécom
Date de publication